Jeudi 05 février 2026
N°3

Bilan de l’année 2025

Cette année encore, l’activité opérationnelle des sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime n’a pas faibli. Le centre de traitement de l’alerte a reçu et traité plus de 187 000 appels 18/112, soit une moyenne de 514 appels (équivalent à un appel toutes les 3 minutes).

Les sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime ont ainsi réalisé plus de 49 000 interventions et sauvé près de 42 000 victimes. Si le secours d’urgence aux personnes et les accidents de la circulation ont augmenté faiblement, les incendies ont eux connu une progression plus marquée de l’ordre de 7%, notamment avec une hausse sensible des feux de récoltes et feux de champs en raison des températures élevées d’avant-saison.

Enfin, au-delà d’une activité opérationnelle soutenue, l’année 2025 aura été marquée par un vif succès des journées de recrutement pour devenir sapeur-pompier volontaire. Il s’agit là d’une belle récompense pour tous les efforts réalisés par les centres d’incendie et de secours pour attirer de nouvelles recrues. C’est aussi un signal positif prouvant que malgré un monde plus individualiste, nos concitoyens continuent de s’engager pour le bien commun, avec altruisme.

Focus sur la réglementation des bars et discothèques

L’incendie survenu récemment à Crans-Montana a mis en lumière l’importance d’une bonne compréhension de la réglementation incendie applicable aux établissements recevant du public (ERP), en particulier aux établissements de type N (bars, cafés, restaurants) et de type P (discothèques, salles de danse).

Souvent perçue comme complexe, la réglementation incendie s’est pourtant construite progressivement, en réponse à des accidents marquants et à l’évolution des usages. Les différences de règles entre les types N et P traduisent des niveaux de risques distincts, liés notamment à l’occupation des locaux, aux comportements du public et aux conditions d’évacuation.

Toutefois, on observe aujourd’hui que la frontière entre ces deux activités, autrefois clairement marquée, tend à s’estomper avec le développement de ce que l’on appelle communément les bars à ambiance.

Les établissements recevant du public sont classés selon deux critères :

  • L’activité exercée, correspondant au type d’établissement ;
  • Le nombre de personnes accueillies, définit la catégorie.

La réglementation est structurée autour de dispositions générales, applicables à l’ensemble des ERP, et de dispositions particulières, propres à chaque activité. Ces dispositions particulières peuvent préciser, renforcer ou, au contraire, atténuer certaines exigences générales.

L’objectif est clair : ne pas imposer les mêmes contraintes constructives et techniques à tous les établissements. L’activité exercée et la capacité d’accueil d’un bâtiment n’engendrent évidemment pas les mêmes risques pour le public.

Ces seuils et définitions montrent que le législateur a toujours clairement distingué ces deux activités, sans prévoir leur coexistence. D’un côté, les restaurants, cafés et bars, généralement fréquentés en journée et en début de soirée ; de l’autre, les salles de danse et de jeux, correspondant à des activités festives, souvent nocturnes, avec une ambiance sonore et lumineuse spécifique.
Les dispositions particulières traduisent concrètement cette distinction. À titre d’exemple, l’usage de bougies est autorisé dans les établissements de type N, mais interdit en type P. Les exigences relatives à la réaction au feu des matériaux, notamment pour l’isolation acoustique, sont également plus strictes en type P. Enfin, en type P, le déclenchement de l’alarme incendie doit entraîner automatiquement la remise en éclairage normal des locaux ainsi que la coupure de la sonorisation, afin de faciliter l’évacuation du public, ce qui n’est pas exigé en type N.

 Il existe donc bien deux réglementations distinctes, avec des différences concrètes, correspondant à des exploitations initialement bien séparées. La question se pose désormais du traitement des établissements nocturnes mêlant activité de bar et de discothèque, ou dont le fonctionnement évolue au cours de la soirée.

Cette réflexion est d’autant plus importante que le classement d’un établissement ne produit pas seulement des effets en matière de sécurité incendie. Le classement en type P, par exemple, peut également avoir des conséquences sur d’autres aspects réglementaires, tels que les horaires de fermeture ; un établissement classé en type P pouvant notamment solliciter une fermeture plus tardive, au même titre qu’une discothèque.

Le service prévention du Sdis 17 reste à disposition pour toutes remarques et interrogations.

Une adaptation du mode de calcul pour les contributions communales

Ces dernières années, plusieurs communes employant des sapeurs-pompiers volontaires et ayant signé une convention pour leur permettre de partir en formation ou en intervention pendant leur temps de travail, ont pointé du doigt les impacts organisationnels et financiers de ces absences. En 2023, un groupe de travail a été créé pour réfléchir à un nouveau dispositif de dégrèvement plus incitatif. L’objectif était de mieux valoriser l’effort réalisé par les communes et EPCI via le conventionnement de leurs salariés SPV, en prenant en compte le nombre d’heures réelles d’absence pour intervention pendant les heures de travail.

Ainsi, le nouveau mode de calcul des contributions communales 2026 propose un dégrèvement double pour chaque agent SPV :

  • une part fixe forfaitaire pour chaque SPV conventionné (930€) au titre de la durée annuelle moyennes d’heures de formation
  • et une part variable en fonction du nombre d’heures d’absence pour des interventions effectuées sur son temps de travail (25€/heure).

Afin que les différents dégrèvements successifs n’aboutissent pas à l’établissement de contributions nulles ou négatives ou qu’un plafonnement trop strict ne vienne remettre en cause le caractère incitatif des nouvelles dispositions, le plafonnement global de l’ensemble des dégrèvements est porté à 80%.

De cette manière, le SDIS reconnaît plus justement l’effort consenti par les communes et EPCI pour soutenir le volontariat, et favoriser la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires en journée.

Saison 2026 : les inscriptions sont ouvertes !

Comme chaque été, le SDIS recrute des nageurs-sauveteurs pour surveiller les zones de baignade sur tout le département. Il existe probablement de futures recrues dans vos administrés, n’hésitez pas à en faire la promotion dans vos mairies et vos bulletins municipaux !

Quelles sont les conditions de recrutement ?

Le recrutement est ouvert à toute personne titulaire du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) et de l’unité d’enseignement PSE2 (Premier secours en équipe de niveau 2, anciennement CFAPSE). Les candidats doivent par ailleurs être majeurs et avoir l’aptitude médicale sapeur-pompier. Des qualifications complémentaires, utiles aux missions de secours nautique sont appréciées : permis bateau et/ou permis B.

< Infos et inscriptions en cliquant ici >