Qui compose le Service départemental d’incendie et de secours ? De quel manière s’organise-t-il ?
Envie de nous rejoindre ? Nous serons heureux de vous accueillir dans la grande famille des sapeurs-pompiers.
Que vous soyez une entreprise, une collectivité, une association, un sapeur-pompier ou un marin, le SDIS 17 vous propose un éventail de formations adaptées à votre profil.
Mieux vaut prévenir que guérir, fort de cet adage, le SDIS 17 a une grande mission de prévention auprès de tous.
Concours ou examens professionnel de sapeurs-pompiers professionnels, consultez les informations liées au SDIS 17

À l’issue des dernières élections municipales, de nombreuses équipes renouvelées prennent leurs fonctions au service des territoires et de leurs administrés. Dans ce contexte, le Service départemental d’incendie et de secours de la Charente-Maritime (SDIS 17) réaffirme son engagement aux côtés des élus locaux pour garantir la sécurité des populations.
Le SDIS 17, c’est 68 centres d’incendie et de secours regroupés en 4 groupements territoriaux. Les effectifs se composent de 2 891 sapeurs-pompiers et de 140 PATS. Ces femmes et ces hommes répondent à près de 50 000 demandes de secours à travers tout le département en moins de 15min 30s.
Le SDIS 17 assure au quotidien des missions essentielles : secours d’urgence aux personnes, lutte contre les incendies, protection des biens et de l’environnement, ainsi que gestion des risques naturels et technologiques. Au-delà de ces interventions opérationnelles, il joue également un rôle dans l’accompagnement des élus et la préparation des territoires face aux risques.
À ce titre, le directeur départemental du SDIS et les chefs de groupement occupent une fonction de conseillers en sécurité civile auprès des maires et des présidents d’intercommunalité. Ils accompagnent les élus dans l’exercice de leurs responsabilités en matière de police administrative et de gestion de crise.
Cet appui se traduit concrètement par :
Une participation à la sensibilisation des populations aux comportements à adopter face aux risques.
Dans un environnement marqué par l’intensification des aléas climatiques et l’évolution des risques, cette relation de confiance entre le SDIS et les élus locaux constitue un levier essentiel pour renforcer la résilience des territoires.
Le SDIS 17 se tient pleinement mobilisé aux côtés des nouvelles équipes municipales pour construire, ensemble, une sécurité civile toujours plus efficace, coordonnée et adaptée aux enjeux de demain.
Les fortes pluies du mois de février ont de nouveau durement touché le bassin Saintais, provoquant des inondations majeures et perturbant durablement la vie quotidienne, les déplacements et l’activité économique des communes concernées.
Dans ce contexte, les maires ont été en première ligne. Acteurs essentiels de la gestion de crise, ils ont assuré la continuité de l’action publique au plus près des habitants et organisé les premières réponses communales. Leur engagement constant a été déterminant pour maintenir le lien avec la population et orienter efficacement les moyens de secours sur le terrain.
Face à cette situation, le SDIS 17 a déployé un dispositif opérationnel d’ampleur, garantissant une présence continue auprès des populations sinistrées. Au total, 1 023 interventions ont été réalisées, mobilisant 396 sapeurs-pompiers avec 76 engins (incluant véhicules terrestres et embarcations spécialisées).
L’action des sapeurs-pompiers s’est structurée autour de trois priorités en fonction des phases de l’inondation :
L’épuisement des habitations et des locaux sinistrés.
Lors de la phase de décrue, sur demande du Préfet, le SDIS 17 a assuré le commandement des opérations en coordonnant l’ensemble des moyens engagés. L’organisation a permis une action cohérente et efficace, en lien étroit avec les communes.
Cette mobilisation s’est appuyée sur des renforts nombreux et solidaires : sapeurs-pompiers des départements 19, 23, 40, 79 et 87, sapeurs-sauveteurs de l’UIISC 5, ainsi que les équipes de la Croix-Rouge, de la Protection Civile et les volontaires du Service militaire.
Au-delà de l’intensité de l’événement, ces trois semaines ont illustré la force du collectif départemental : une coordination étroite entre maires, services de l’État, et partenaires, ainsi qu’un engagement remarquable des sapeurs-pompiers au service de la population.
L’accessibilité pour les secours, la disponibilité d’une ressource en eau ainsi que la protection face à un combustible ou à la propagation d’un sinistre, sont autant de paramètres qui, au travers de l’aménagement du territoire, participent à la défendabilité des massifs forestiers et des habitations à proximité.
Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) prévoit des dispositions relatives à l’aménagement de l’espace rural ayant pour finalité la protection des bois et forêts pour les 72 communes soumises aux risques feux de forêts.
Ainsi, l’arrêté préfectoral n°25EB415 du 25 juin 2025 met en œuvre les obligations de légales de débroussaillement dans les espaces exposés aux risques d’incendie de forêt.
Le maire assure un contrôle des obligations énoncées dans l’arrêté préfectoral et peut mettre en demeure un administré qui n’a pas réalisé les travaux et si nécessaire faire exécuter les travaux aux frais du propriétaire.
Selon l’Office nationale des Forêts (ONF), 90 % des habitations détruites lors d’un feu de forêt se situent en terrains mal ou pas débroussaillés.
Les habitations protégées par un débroussaillement conforme participent à la lutte contre les feux de forêt ; les sapeurs-pompiers pourront ainsi concentrer leurs engins de lutte principalement à l’arrêt du front de flamme et éviter une extension du sinistre.
Les habitations protégées par un débroussaillement conforme participent à la protection des sapeurs-pompiers ; ils pourront ainsi éviter une propagation aux habitations dites défendables en toute sécurité.
Lien utile : Suivez les mises à jour quotidiennes sur la page Prévention des incendies de forêt, d’espaces naturels et agricoles
À l’approche de l’été, les festivités vont se multiplier sur le territoire. Zoom sur les actions qu’un maire peut mettre en place pour garantir la sécurité.
L’une des missions du maire lors de l’organisation d’événements est l’anticipation des risques et de la sécurité. Il a le pouvoir d’autoriser, d’encadrer, ou d’annuler une manifestation sur le territoire communal en vertu de ses pouvoirs de police.
La tenue de fêtes et d’événements accueillant du public est encadrée par des règles spécifiques. Celles-ci imposent notamment des démarches de déclaration ou d’autorisation préalables. Ces mesures visent à assurer la sécurité des participants, des spectateurs et des biens. À ce titre, les organisateurs doivent obligatoirement déclarer leur manifestation à la mairie ou à la préfecture.
Au cours de l’instruction, les sapeurs-pompiers sont susceptibles d’être interrogés pour émettre un avis concernant la sécurité de l’événement et formuler des préconisations pour anticiper les potentielles crises. Ces éléments vont aider la mairie à mettre en place des arrêtés et à donner les directives de sécurité aux organisateurs.
En plus des règles encadrant les manifestations classiques, les feux d’artifice ont une réglementation spécifique, principalement liée à la nature dangereuse et incendiaire des produits.
La déclaration auprès de la préfecture doit décrire :
La personne en charge de l’exécution doit être titulaire d’un certificat de qualification adapté au niveau du produit.
Les maires peuvent restreindre l’acquisition et l’utilisation des artifices de divertissement dans le cas où des circonstances locales le justifient. L’arrêté de police doit rester proportionné aux buts pour lesquels il intervient et être limité dans le temps et dans l’espace.